Femmes en TI

État de la place des femmes en TI et en tant que leader

Le 29 janvier dernier, j’ai été invitée à titre de conférencière à un évènement organisé par BMC Software sur la place des femmes dans le domaine des technologies de l’information (TI) et en tant que leader. Beaucoup de discussions, d’échanges et de réflexions en sont ressortis et je voulais partager un résumé des principaux constats de cette rencontre avec vous.

Femmes en TI

Quelques données pour mettre en contexte le portrait des femmes en TI

Bien qu’en 2016 les femmes soient plus enclines à obtenir un baccalauréat, elles sont encore trop peu nombreuses à opter pour un programme universitaire en informatique. La proportion des femmes qui obtiennent un diplôme dans cette discipline tend même à diminuer. Tandis que les femmes représentaient 37% des diplômés en sciences informatiques en 1984, cette proportion atteint maintenant 18%.

Une situation similaire se dessine quand on se penche sur les femmes qui occupent des postes de gestion. Bien que représentant près de 50% de la main-d’œuvre active au Canada, uniquement 17,7% des postes de haute direction sont occupés par des femmes. Quand on regarde un peu plus haut, 6,1% des présidents d’entreprise sont des femmes. Dans la littérature, on caractérise ce phénomène de «plafond de verre», où l’écart entre les femmes qui occupent des postes de gestion de premier et de deuxième niveau avec celles qui occupent un poste de haute direction se creuse drastiquement.

L’impact des femmes au sein des entreprises

Les études le prouvent, l’apport des femmes au sein des entreprises, surtout dans des postes de gestion et de haute direction, est synonyme de plus d’innovation, de moins de conflits, d’une plus grande éthique d’entreprise et d’une résolution plus efficace des problèmes. La présence de femmes sur des conseils d’administration se traduit même par le développement de critères spécifiques pour mesurer la stratégie d’affaires, une meilleure mise en œuvre de la stratégie d’affaires, l’adoption d’un code de conduite ainsi que l’implantation de lignes de conduite claires dans les cas de conflit d’intérêt.

Un effort de conscientisation dès le plus jeune âge

Un travail doit être fait dès l’école primaire pour sensibiliser les jeunes filles à considérer leur place dans le domaine des technologies. Certains organismes, comme ladies learning code, SHE++ ou bien girls who code, travaillent dans la même direction afin de générer un intérêt auprès des jeunes filles, en ayant la vision d’atteindre une certaine parité entre les hommes et les femmes dans le secteur des TI.

Et le rôle des entreprises dans tout ça?

Les entreprises déplorent une rareté de main-d’œuvre, et ce, tant pour les postes techniques que pour les postes de gestion. Néanmoins, elles ont une certaine responsabilité en ce qui concerne la promotion des opportunités et l’avancement des femmes, notamment en reconnaissant l’importance de la diversité. Certaines initiatives internes peuvent être déployées, que ce soit des programmes de coaching et de mentorat, spécialement dédiés aux femmes talentueuses.

Il existe plusieurs modèles de succès de femmes dans le domaine des technologies. Qu’on pense à Renee James (présidente d’Intel), Ursula Burns (présidente de Xerox), Virginie Rommety (présidente d’IBM), Marissa Meyer (présidente de Yahoo!) ou bien Meg Whitman (présidente de Hewlett-Packard), elles représentent toutes des modèles à suivre.

Des initiatives en parallèle

Le réseau Femmessor au Québec a pour mission de permettre aux femmes de prendre une part active à l’essor économique en soutenant les projets de démarrage, de consolidation, d’expansion ou d’acquisition d’entreprise par des services de financement, d’accompagnement, de formation et d’activités de réseautage offerts dans chaque région. De son côté, l’Association québécoise des technologies (AQT) a récemment mis en place un projet d’appui au mentorat pour les femmes professionnelles québécoises, afin qu’elles puissent accéder à des postes de gestion, tout en étant appuyées dans leur désir d’entrepreneuriat.

Finalement, à titre de présidente du conseil d’administration de TECHNOCompétences, le comité sectoriel de main-d’œuvre en technologies de l’information et des communications (TIC), je vous invite à deux évènements organisés dans le cadre du mois de la GRH, soit un déjeuner-causerie sur la place des femmes dans les PME en TI (23 février 2016) et un 5 à 7, sous le thème de faire sa place au féminin (24 février 2016).

Au plaisir de vous croiser!

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À propos de l’auteur

Marie-Carmen Velasco

Marie-Carmen Velasco

Vice-présidente exécutive et chef capital humain et services partagés

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Diplômée de l’Université McGill, Marie-Carmen Velasco est responsable de la planification stratégique, du développement du capital humain et de l’ensemble des services communs desservant les unités d’ACCEO. Contribuant activement à la croissance d’ACCEO depuis 2000, Marie-Carmen Velasco est reconnue pour mettre en œuvre des stratégies et des programmes novateurs suscitant l’engagement et l’intégration des compétences des employés dans la mission et les valeurs de l’entreprise. Forte d’une solide expertise organisationnelle et de gestion acquise au cours des 25 dernières années, Marie-Carmen Velasco a également participé au rayonnement d’entreprises d’envergure du secteur du voyage.

En plus d’être membre de l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés du Québec, Marie-Carmen est présidente du conseil d’administration de TECHNOCompétences, dont le but est de favoriser le développement de la main-d’oeuvre et de l’emploi dans le secteur des technologies de l’information et des communications au Québec.

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